Les cafés de Lisbonne, un matin d’octobre
À huit heures, la ville sent encore la pluie. Dans la rue des Fanqueiros, un comptoir de zinc, trois tabourets et une machine qui siffle : on y boit la bica debout, en deux gorgées, avant de repartir vers le fleuve.
Les habitués ne regardent pas la carte. Ils saluent, posent une pièce, et la tasse arrive déjà sucrée. Plus haut, à Graça, les terrasses s’ouvrent sur les toits orange et le bruit du tram.
« Ici, le café n’est pas une pause. C’est la ville qui s’arrête avec vous. »
Nous avons passé une semaine à goûter les cafés du quartier, de la torréfaction familiale au comptoir de gare…




